Samedi 27 juillet – 22 h

Parc de l’abbaye de Leffe

Line Up

Monty Alexander (p), Hassan JJ Skhakur (cb), Jason Brown (dm), Leon Duncan (el. b), Wayne Escoffery (s), Dennis Rollins (tb), Karl Wright (dm & perc), Andy Bassford (g)

Monty Alexander Harlem Kingston Express

Certains seront peut-être surpris de savoir que le reggae a des racines profondes dans le jazz. Le ska, précurseur stylistique du reggae, est une fusion du calypso jamaïcain et du R&B américain, mais certains de ses premiers et meilleurs musiciens ont été des musiciens de jazz de Kingston. Le ska a fini par ralentir et ses rythmes se sont modifiés, donnant d’abord naissance au style éphémère “rocksteady” avant de ralentir davantage et de devenir du reggae qui a dominé la scène musicale de l’île pendant des années. Le pianiste Monty Alexander a insufflé du jazz dans le reggae (et vice versa) depuis des décennies; Harlem-Kingston Express le trouve dans un décor live, continuant d’explorer les liens entre le reggae traditionnel et la tradition du jazz tout en établissant de nouveaux liens.

En cinquante ans de carrière, Monty Alexander, véritable ambassadeur musical de la Jamaïque, a joué avec les plus grands. De Dizzy Gillespie à Ernest Ranglin, tous ont fait appel à son sens de l’improvisation exceptionnel. À la tête d’un groupe où se mélangent musiciens américains et jamaïcains, il nous présente deux facettes de son héritage musical : le jazz afro-américain de Harlem et le reggae de Kingston.

Harlem ou Kingston ? Kingston ou Harlem ? Aucune raison de trancher pour Monty Alexander puisque la capitale jamaïcaine est sa ville natale, et la Mecque du jazz, sa terre d’adoption. Depuis un demi-siècle, le grand pianiste au swing imparable tisse les liens et entretient les passerelles entre jazz et effluves caribéennes. Un style unique qui a charmé les plus grands jazzmen avec lesquels il a travaillé (Dizzy Gillespie, Milt Jackson, Benny Golson) mais aussi certains de ses augustes compatriotes (Ernest Ranglin, Sly & Robbie). En 2011, Monty Alexander publiait un live ‘Harlem-Kingston Express’ suivi, trois ans plus tard, par un second volume, ‘The River Rolls On’. Deux témoignages accomplis de ce double héritage qu’il a réalisé avec des musiciens américains et jamaïcains. C’est avec ce groupe qu’il célèbre au festival Dinant Jazz ce jazz afro-américain de Harlem et le reggae de Kingston.

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